Modes d'emploi
80 skippers ont pris le départ, samedi, du port de Pornichet pour trois jours de navigation en solitaire. Dont Julie Simon, du Pôle sportif de la Turballe.

La Select 6.50 est la première course en solitaire de la saison, raison pour laquelle elle attire un grand nombre de skippers bien décidés à en découdre. Leur objectif ? « Terminer sans encombre, et si possible bien classé, afin de pouvoir se qualifier pour la Mini-Transat qui partira le 26 septembre des Sables-d’Olonne », explique Julie Simon, du Pôle de La Turballe.

Elle vise le Top 5

À l’instar de ses 79 concurrents, la skippeuse se prépare depuis plusieurs mois pour cette traversée de l’Atlantique qui la fait un peu rêver. « J’ai arrêté de travailler pendant huit mois pour ce projet de Mini-Transat, et je vais enchaîner maintenant six compétitions, dont cinq en solitaire. Si je termine la Select en trois jours sans problème, je serai qualifiée. Et si je peux en plus finir dans le Top 5, ce sera la cerise sur le gâteau », sourit la navigatrice, qui vient de participer au Grand Prix d’Italie et à l’Archipelago, deux compétitions en 6.50.

« En Italie, on était vingt sur la ligne de départ, alors qu’ici à Pornichet, on est 80, et il faut s’échapper rapidement pour passer les Guérandaises dans le chenal. Après, le parcours ne présente pas de difficultés particulières, d’autant que les conditions météo sont plutôt bonnes sur les trois jours », confie-t-elle.

« S’encourager mutuellement »

Naviguer est une passion de toujours chez Julie, qui a tiré ses premiers bords dans la baie de La Baule lorsqu’elle était enfant. Les années passant, elle s’est aguerrie sur son monocoque et a multiplié les week-ends sur l’eau. Mais rester seule n’est pas simple dans cette discipline sportive, et c’est avec un grand plaisir qu’elle a intégré le Pôle de La Turballe en janvier 2020.

« Il faut apprendre à tout gérer techniquement, et c’est primordial d’être entouré pour s’entraider, et s’encourager mutuellement », souligne la jeune femme, qui reconnaît que la partie électronique est particulièrement compliquée quand on n’a pas eu de formation spécifique en amont.

Trois filles engagées dans la course

« Je suis vite démunie à ce sujet, et j’apprends petit à petit, sur le tas. J’ai déjà eu plusieurs fois une panne de pilote automatique, et dans ce cas-là, je dois trouver des solutions pour continuer à naviguer. Au Pôle de La Turballe, il y a beaucoup de bricoleurs, et c’est une aide précieuse pour moi ! »

Sur les dix-huit inscrits au Pôle, douze sont présents sur la Select 6.50, dont trois filles. « On est chacun sur son bateau et on reste des concurrents, bien sûr, mais on est d’abord une équipe », conclut Julie.

Ne rate plus un évènement près de chez toi,

Inscris-toi à la lettre WiKer !



©2020 Wiker - Tous droits réservés - CGV - Mentions légales