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En juillet 1900, lors de l’Exposition universelle à Paris, Léon Azoulay enregistrait les voix des peuples du monde entier. Sur des rouleaux de cire, il a gravé les plus anciens témoignages de langue bretonne. 120 ans plus tard, le journaliste Tudi Crequer a identifié les locuteurs !

C’est d’abord l’histoire d’un projet fou. Celui d’un homme qui a voulu constituer une arche de Noé des langues du monde. Cet homme, c’est Léon Azoulay, médecin et anthropologue. Phonographe sous le bras, il va arpenter, en juillet 1900, les allées de l’Exposition Universelle qui se tient à Paris. L’événement, intitulé « le bilan d‘un siècle », qui dure plus de six mois, accueille tous les continents. D’énormes structures sont montées. La capitale attend 50 millions de visiteurs. Léon Azoulay milite pour la constitution « d’archives phonographiques pour les langues, les dialectes, les patois ».