Modes d'emploi
C’est l’une des nombreuses questions que pose la levée du confinement, le 11 mai : les grands-parents vont-ils pouvoir retrouver leurs petits-enfants ? Les situations varient selon les familles. Mais dans tous les cas, il faudra s’adapter au coronavirus.

Il est presque là. Le déconfinement commence dès ce lundi, le 11 mai. La levée des restrictions de déplacement, en vigueur depuis presque deux mois en France, amène son lot d’interrogations. Parmi elles, plusieurs concernent les seniors, et notamment les grands-parents. Pourront-ils à nouveau côtoyer leurs petits-enfants en toute sécurité dès le début de la semaine, alors que le coronavirus est toujours présent ?

« Le risque majeur est évidemment celui d’une transmission de l’enfant à ses grands-parents », dit la professeure Anne-Claude Crémieux, spécialistes des maladies infectieuses, parasitaires et tropicales à l’hôpital Saint-Louis de Paris, à BFM TV .

Les situations, différentes selon chaque famille, se jaugent bien sûr au cas par cas. « L’évaluation de ce risque dépend de ce qu’ont fait les enfants dans les trois semaines précédentes. Ceux qui ont respecté un confinement strict depuis le 17 mars ne sont d’aucun danger pour leurs aînés, mais c’est une discussion personnalisée à avoir », estime encore Anne-Claude Crémieux.

« Ce qui me rassure, c’est que les gens sont bien informés du risque. Ils sont conscients que les plus de 65 ans ont des risques bien supérieurs aux plus jeunes », ajoute-t-elle.

Distance de deux mètres, masque…

Car derrière la question des grands-parents et des petits-enfants, il y a celle de la capacité des plus jeunes à transmettre le Covid-19. « Il faut partir du principe qu’un enfant peut transmettre. C’est tranché pour les adolescents », poursuit Anne-Claude Crémieux.

Pour les plus jeunes, les réponses sont moins nettes. Selon une étude menée par Santé Publique France et dont les conclusions ont été publiées au mois d’avril, les enfants transmettraient peu le virus.

« On connaît mal encore le rôle des enfants dans cette épidémie. Au début, on a dit qu’ils étaient des transmetteurs importants, parce qu’on faisait l’analogie avec ce qu’on connaissait de la grippe. Aujourd’hui, on a des éléments qui tendent à dire que ce n’est pas le cas », expliquait Matthieu Revest, infectiologue, responsable médical pour les maladies infectieuses émergentes pour le service de maladies infectieuses et réanimation médicale du CHU de Rennes (Ille-et-Vilaine), et professeur à l’Université de Rennes 1, à Ouest-France .

Mais s’il pourrait bien être possible pour les grands-parents de voir leurs petits-enfants, il faudra tout de même s’adapter. « Les gestes barrières seront parfaitement de mise », expliquait Jacques Battistoni, le président du syndicat de médecins généralistes MG France, à Europe 1 , fin avril. « Ça ne sera pas forcément facile, mais il faut beaucoup mieux se revoir en gardant une distance de deux mètres pour être vraiment prudents en utilisant un masque », disait-il encore.

« C’est très important pour les grands-parents de voir leurs petits enfants, rappelait le médecin. En dehors de cas bien particuliers de patients vraiment fragiles ».

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