WiKer, le réseau qui bouge ton coin
Modes d'emploi
Depuis plusieurs mois, de nombreuses personnes contactent leur brigade pour faire part de leur étonnement suite à la réception d’un courrier électronique.

Les internautes victimes de cette tentative d’escroquerie reçoivent un message d’une personne qui prétend appartenir à la Brigade de Protection des Mineurs (BPM). En général, l’escroc utilise le nom d’un véritable personnel de institution qu’il dit représenter (chef de service, directeur général…)

Ce message indique qu’après enquête de la « Cyber-infiltration », l’internaute s’est rendu coupable de différentes infractions sur des mineurs : pédopornographie, pédophilie, exhibitionnisme, cyber pornographie, trafic sexuel… le ton devient plus dur, la victime étant menacée de poursuites si elle ne répond pas au message dans un délai imparti, voire de transmission de son dossier aux médias nationaux afin que ses proches soient informés des faits.

Enfin, l’escroc mentionne dans son message une adresse de messagerie (mail) pour permettre à la victime de répondre et poursuivre l’échange où il lui demandera par la suite une somme d’argent pour abandonner les charges.

Faut-il en avoir peur ?

NON ! Il s’agit là d’une arnaque visant à escroquer les victimes, en leur faisant peur avec de fausses accusations. L’escroc ne reculant devant rien pour arriver à ses fins, il utilise un logo officiel, une identité réelle ou le nom d’un service administratif existant, avec une adresse postale existante. 

Si le message n’a pas été envoyé par une adresse se terminant par @interieur.gouv.fr, c’est qu’il s’agit d’un message frauduleux.

Votre attention doit également se porter sur la présence de nombreuses fautes d’orthographe et de présentation.

Pour obtenir votre adresse de messagerie et vous envoyer ces messages frauduleux, l’escroc a pu acheter ou pirater une liste de clients sur un site internet, sur lequel vous êtes inscrit. Les informations dérobées circulent entre cybercriminels sous forme de fichiers qu’ils s’échangent ou se revendent.

Si vous recevez un tel message, 4 choses à faire :

1. Ne paniquez pas ! En effet, vous n’avez sans doute rien de réellement compromettant à vous reprocher. Par ailleurs, la consultation de sites pornographiques, dans le respect de la loi, n’est pas répréhensible.

2.Ne répondez pas ! Car cela montrerait aux cybercriminels que votre adresse de messagerie est « valide » et que vous portez de l’intérêt au message d’escroquerie qu’ils vous ont envoyé, les incitant à continuer.

3. Conservez les preuves ! Le message reçu pourra vous servir pour signaler cette tentative d’escroquerie aux autorités.

4. Signalez la tentative d’escroquerie sur la plateforme dédiée du ministère de l’Intérieur : Internet-signalement.gouv.fr.

Si vous avez donné suite, vous pouvez déposer plainte pour escroquerie.

Pour être conseillé dans vos démarches, contactez au besoin la plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur au 0 805 805 817 (appel et service gratuits). Le service est ouvert de 9h à 18h30 du lundi au vendredi.

MDC BROUSSARD – BP ST GILDAS DES BOIS