Modes d'emploi
Quel futur, pour le centre-ville de Blain (Loire-Atlantique) ? C'est ce que la mairie a demandé à un cabinet d'études de lui dessiner. En voici les grandes lignes.

Blain veut un centre-ville « apaisé » et « lieu d’échanges »

Quel futur, pour le centre-ville de Blain (Loire-Atlantique) ? C'est ce que la mairie a demandé à un cabinet d'études de lui dessiner. En voici les grandes lignes.

Dans le dossier du réaménagement du centre-ville de Blain (Loire-Atlantique), l’une des priorités de l’actuelle équipe municipale menée par Jean-Michel Buf, la prochaine étape sera le choix d’un maître d’œuvre pour concrétiser les orientations données par l’étude d’urbanisme produite en 2018 par le cabinet Magnum.

Élus et commerçants, largement associés dans ce projet, s’accordent à vouloir un centre-ville « apaisé », comme l’indique le maire :

L’objectif numéro un est d’améliorer la déambulation piétonne, cycliste et des personnes à mobilité réduite. Il faut que le centre-ville redevienne un lieu d’échange et de dialogue, même au-delà des commerces et des services. Il faut y créer des espaces de rencontre. »

Mettre en place un nouveau plan de circulation

C’est avec cet objectif majeur en tête que le cabinet Magnum a donc travaillé, en 2018, sur l’étude du réaménagement de cet espace urbain. Étude mise en ligne sur le site de la Ville au tout début de l’année.

L’idée est aussi de rendre ce centre, actuellement très minéral, beaucoup plus paysager et d’en sécuriser les accès grâce à un nouveau plan de circulation. »

Une volonté qui coïncide avec le souhait des membres du Cerb : le Club des entrepreneurs de la Région de Blain, qui regroupe aussi bien les commerçants que les artisans, et qui a largement participé aux discussions autour du projet présenté par Magnum.

Christophe Marcillet, président du Cerb, souligne :

Il faut absolument interdire la circulation des camions (hors livraison) dans le centre-ville. C’est vraiment le plus important. Il faut aussi une dynamique esthétique. Les gens aiment aller dans les centres-villes où il est facile de circuler à pied, notamment avec des poussettes. »

Concernant, les poids lourds qui transitent par le centre, le maire explique ne pouvoir prendre d’arrêté municipal pour l’interdire, « car il serait retoqué plus haut. Le problème, c’est que nous sommes à la conjonction de deux axes importants : la RN 171 Saint-Nazaire-Laval et la Départementale entre Nort-sur-Erdre et Redon. Une conjonction qui n’apporte rien au centre-ville, à part du transit. D’où l’importance d’un contournement ».

Mettre toute la voirie au même niveau

En attendant qu’un scénario pour ce contournement soit retenu, l’opération séduction des piétons et autres pratiquants des déplacements « doux » passera par « une mise à niveau des différents espaces de circulation » : « Cela veut dire aplanir les trottoirs, notamment », souligne Jean-Michel Buf. Un concept validé par les commerçants du centre-ville. Mais le Cerb prévient toutefois :

Il ne faut pas que ce réaménagement diminue le nombre de places de stationnement, notamment autour de l’église… »

Ce qui, selon eux, renforcerait la fausse impression – systématique dans la plupart des centres-villes – d’un manque de possibilités de se garer. José Carneiro, membre du Cerb et cordonnier-maroquinier, possède à la fois une boutique en galerie marchande d’hypermarché et une en centre-ville. Cette double casquette lui permet de constater :

Ma clientèle qui vient en galerie ne va jamais en centre-ville ! Les gens me disent : on ne peut pas stationner… Ce qui est complètement faux ! Il y a du stationnement en centre-ville. Mais je pense qu’il faudrait que la municipalité communique mieux là-dessus. »

« Du stationnement dans le centre, il y en a ! »

La place Johan de Clerville, largement citée dans l’étude de Magnum, présente en effet un vaste espace de stationnement. Mais elle a le « tort » de se situer à… 180 m des commerces de la place de l’Église, soit 1 à 2 minutes de marche grand maximum selon le pas de chacun. « Les clients sont souvent garés bien plus loin que ça quand ils viennent dans les boutiques de la zone commerciale ! », souligne le commerçant.

Un travail sur la signalétique est bel et bien préconisé par l’étude d’urbanisme. Mais, le maire prévient :

La signalétique ne sera revue que lorsque le nouveau plan de circulation global sera établi. »

Des travaux à organiser en plusieurs tranches

Le phasage des travaux reste pour le moment totalement inconnu, mais il est au cœur des préoccupations des commerçants. Christophe Marcillet prévient :

Il faudra que la planification des travaux ne soit pas étudiée seulement d’un point de vue technique, mais également par rapport à l’impact sur la vie du centre-ville. Car à chaque fois qu’il y a de gros travaux dans un centre-ville, cela casse la dynamique des commerces. Il est vraiment important que ces travaux soient réalisés en plusieurs tranches »

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